Réaliser une oeuvre

L’homme a comme outils : l’intellect, ses mains et un cœur. Ce dernier sera le chef d’orchestre entre l’intellect et la main qui doivent évoluer ensemble. L’intellectuel ne doit pas se moquer du manuel, vis versa; on ne rit pas des mains de son voisin; la main a une mémoire tout comme la tête. Apprendre à respecter ses organes c’est une manière de ne pas être nuisible à soi même, ni aux autres. La verticalité, c’est d’être droit. Il faut penser au monde végétal, comme par exemple pour un arbre : la montée de la sève au printemps, puis la floraison, et plus tard, les fruits. De même, pour qu’une œuvre prenne vie, la pensée nécessaire à sa création doit être intérieure : il faut se mettre dans un état d’être et non de paraître.

La germination du projet se travaille avec des documents mais aussi en réalisant plusieurs dessins d’esquisse. L’esquisse fixe rapidement les grandes lignes de l’idée de l’œuvre future : rien de précis. L’œil doit guider la main, de même que la main doit guider l’œil. Le tout doit être un mouvement intérieur, extérieur. Pour affiner l’esquisse il faudra choisir parmi les différentes esquisses dessinées et donner plus de détails à celles retenues. Cela permettra de réaliser, par la suite, un modelage en terre (argile grasse).

Le modelage permet une recherche de formes et de détails ainsi que de pousser l’étude en grandeur réelle, si c’est possible, ou bien, que certaines parties du sujet. Plus on s’investit dans l’étude, moins il y aura d’hésitations par la suite. Après le travail d’études, il reste à choisir un bois, avoir des outils (gouge) bien affûtés. L’œuvre pourra naître sous le chant de l’outil en ayant sous les yeux l’étude de terre et en utilisant pour espace de réalisation soit l’atelier soit la Nature, à libre choix entre ciel et fruits. L’amour des grandes plaines donnera de grandes floraisons…